court-métrage d'animation

La Tasse de Thé

Synopsis

Au coucher du soleil, une fourmi et un puceron tombent malencontreusement dans une tasse de thé et s'y noient. Toute la nuit durant, leurs fantômes - ainsi que celui d'un ver également tombé là - conversent de la vie, de l'amour et de la fin du monde, jusqu'au petit matin où ils rencontrent finalement leur destin...

Le Film

C’est une histoire d’attirance et d’amour. L’amour comme mélange paradoxal de domination et de soumission, de douceur et de cruauté. L’amour dans ce qu’il a de plus sensuel, instinctif, irrationnel.

C’est une histoire sur la peur de la mort et l’angoisse de la fin du monde. La fin de la vie comme la fin du monde. Le fait de voir les frontières de son propre univers, d’en toucher tout à coup les bords.

C’est une histoire sur la lutte contre l’oubli. La mémoire aussi bien comme fardeau que comme béquille. Les souvenirs qui glissent entre les doigts, puis reviennent à la volée.

C’est une histoire sur la violence de la vie, son absurdité, et le courage qu’il faut pour continuer une fois qu’on a été frappé par cette évidence. 

Ce projet est né de la complicité artistique de longue date entre Antoine Villard (scénariste) et Rosalie Loncin (animatrice). Le court-métrage a été réalisé en dessin animé et stop-motion en volume (marionnettes), d'octobre 2014 à juin 2015, à l'EnsAD (école nationale supérieure des Arts-Décoratifs).

Inspirations et Intentions

Mes sources d'inspiration visuelles pour ce film sont très nombreuses, aussi bien en cinéma qu’en peinture et en photographie.

Mais s’il fallait que je choisisse uniquement deux références, ce serait probablement l’œuvre entière des frères Quay et celle d’Andreï Tarkovski.

Je suis sensible à la façon que ces réalisateurs ont de travailler l’aspect sensuel de l’image, sa plasticité, en lien étroit avec l’histoire qu’ils racontent.

Leur traitement du souvenir, du rêve, de la rêverie – des états de conscience intermédiaires en général – m’intéresse aussi énormément. Ces cinéastes sont en rupture avec des procédés de narration classiques, et ils créent des formes de récit singulières, parfois à la limite du cinéma expérimental.

J’ai voulu réaliser un film qui soit lui aussi en équilibre entre la fable et le cinéma expérimental, une balade poétique et curieuse, remplie d’insectes chatoyants et de ciels étoilés.

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